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Perspectives des Marchés Financiers - novembre 2017


 




Raphaël Gallardo
Stratégiste – Investissement et Solutions Clients
Natixis Asset Management

 

 

 


La croissance mondiale demeure forte (4%), synchronisée (pays émergents comme développés) et non-inflationniste. Les prix des matières premières ont déjà fortement rebondi, mais les prix finaux des biens de consommation sont toujours sans tendance dans les pays avancés.

 

 

Environnement économique

 

Cet environnement a permis aux banquiers centraux de maintenir des conditions monétaires extrêmement souples pendant une période de temps record, au prix de tensions fortes sur les prix d’actifs (risque de bulles d’actifs et de dette, tel est le message réitéré de la Banque des Règlements Internationaux). Néanmoins, ce laxisme monétaire devrait graduellement s’estomper en 2018 à la suite des resserrements programmés aux Etats-Unis, en zone euro, au Royaume-Uni et au Japon. Pour l’heure, la croissance semble suffisamment robuste pour absorber ces évolutions de la politique monétaire, en zone euro comme au Japon. La croissance repose sur la demande interne en grande partie et le cycle d’investissement des entreprises ne fait que commencer.
 
Le risque politique s’est éloigné au Japon grâce à la victoire de Shinzo Abe aux élections législatives d’octobre.
 
En zone euro, l’Allemagne et les Pays Bas surfent sur la vague ascendante du commerce mondial, tandis que la France bénéficie d’un « effet Macron » sur la confiance des ménages comme des entreprises. En Espagne, la croissance demeure robuste, et à supposer que les élections de décembre se déroulent dans un climat apaisé, la crise catalane ne devrait pas faire dérailler la confiance des agents domestiques. En Italie, la dynamique interne semble fléchir légèrement, peut-être un effet de l’incertitude liée aux élections générales qui devront se tenir au printemps 2018. Le risque politique restera néanmoins fortement atténué par la politique d’injection de liquidités de la BCE, que M. Draghi a promis de prolonger ‘au moins’ jusqu’en septembre 2018 à hauteur de 30mds€/mois.
 
Aux Etats-Unis, le revirement de la politique monétaire s’intensifiera l’an prochain, avec l’accélération de la réduction du bilan de la Fed et de nouvelles hausses de taux. La réforme fiscale pourrait apporter un sursaut de croissance, mais, dans une économie proche du plein-emploi, ce rebond sera probablement neutralisé par des hausses de taux supplémentaires. La force du dollar et l’essoufflement de la construction résidentielle devraient peser légèrement sur la croissance.
 
En Chine, Xi Jinping privilégiera la stabilité par rapport à la croissance à tout prix. Le ralentissement voulu de l’immobillier devrait peser sur la performance du PIB, mais aussi sur la trajectoire des fournisseurs de l’Empire du Milieu (Australie, Brésil...)
 

 

Environnement des marchés

 
Le mois d’octobre a perpétué la tendance des marchés à plébisciter les actifs risqués, actions, crédit comme matières premières, dans un contexte de volatilité historique et implicite toujours au plus bas.
 
Les bons chiffres macroéconomiques dans les pays développés ont primé sur les déceptions dans les émergents et en Chine. Les marchés ont également analysé les dernières déclarations de politique monétaire avec un prisme résolument optimiste. De la réduction annoncée de la politique d’injection de liquidités de la BCE, les marchés ont retenu la bonne surprise d’une potentielle prolongation du programme au-delà de septembre 2018, bien qu’il semble acquis que, d’ici l’automne prochain, le volume des achats aura atteint son plafond.
 
Aux Etats-Unis, le marché a avalisé la poursuite des hausses de taux de la Fed, mais ne semble pas intégrer le fait que toute stimulation fiscale mènera à une accélération des hausses de taux. En outre, si les médias se concentrent sur les records qui s’enchaînent sur les indices actions à Wall Street, ces niveaux ne sont permis que par le niveau très bas des taux longs actuellement. La Fed pourrait accélérer sa normalisation par un discours plus strict (augmentation plus rapide des taux et diminution plus forte de son bilan).
 
Cette confrontation aura des répercussions mondiales via le canal des devises (hausse du dollar), inpactant les capacités de remboursement des pays émergents s’étant fortement endettés en dollars ces derniers temps.
 


Achevé de rédiger le 16 novembre 2017


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